Le territoire
Caractéristiques et enjeux du territoire
Le Plan local d’urbanisme intercommunal et habitat (PLUi-H) adopté en 2021 par la Communauté de Communes de la Beauce Loirétaine (CCBL) prévoit que « des réflexions doivent être menées pour une alimentation durable en eau », avec notamment le développement d’une agriculture responsable et/ou biologique, moins consommatrice en
eau, et permettant de réduire la pression sur l’équilibre des nappes de Beauce. Les productions intensives peuvent être à l’origine de menaces sur les trames verte et bleue même si l’activité agricole permet aux milieux de rester ouverts. Ce document d’urbanisme vise également à maintenir une agriculture dynamique, en encourageant le développement des modes de production respectueux de la richesse agricole et naturelle des paysages de Beauce, à encourager les filières d’excellence et à renforcer l’économie de proximité. La CCBL compte, en 2016, 282 exploitations. Ce document prévoit le rapprochement des producteurs et des consommateurs par la valorisation des productions, des outils de transformation et des agro-industries locales. Selon le PLUi-H, l’agriculture est "peu diversifiée", parfois due à des contraintes règlementaires trop lourdes (conditions strictes, procédures administratives, contrôles restrictifs…), ce qui crée des contraintes socio-économiques lourdes pour le territoire. Pour répondre à ces enjeux, le PLUi-H souhaite pérenniser l’activité agricole, en développant les activités de transformation et en encourageant le développement de circuits de proximité. C’est autant de volonté à laquelle le Projet Alimentaire Territoriale (PAT) a la capacité de répondre, notamment avec la valorisation des filières existantes (filières betteraves, filières céréales…) et le développement de filières nouvelles. La CCBL ne dispose d’aucune AMAP, mais bénéficie d’autres outils de distribution locale (casiers de producteurs, locavore…).
Le Plan local d’urbanisme intercommunal Habitat et Déplacement (PLUi-HD) en cours d’élaboration sur la Communauté de Communes des Terres du Val de Loire (CCTVL) prévoit quant à lui le maintien et le développement d'une agriculture intégrant les enjeux du climat et de l’eau. Le diagnostic en cours d’approbation énonce que l’agriculture représente le second pôle d’émission de gaz à effet de serre (19 %). En moyenne la situation économique des ménages est bonne avec un faible taux de pauvreté (7,8% contre 14% dans l’ensemble de la France). Les producteurs représentent 4 % des emplois au sein de la CCTVL. On note néanmoins une perte de 22 % des exploitations agricoles depuis 2010 (perte d’environ 300 exploitations), accompagné d’un agrandissement des exploitations. En 2022, une enquête menée dans le cadre du diagnostic énoncé que 101 exploitants, sur 346, ont 55 ans ou plus et sont susceptibles de partir à la retraite d’ici 10-15 ans. Il est donc important de renouveler les générations afin de maintenir les professions agricoles au sein de la CCTVL et de pérenniser ainsi l’économie local. En totalité, le Pays Loire Beauce compte 628 exploitations agricoles. Face au vieillissement de la population agricole, les enjeux de renouvellement des générations, d’installations et de transmissions agricoles sont donc très présents sur le territoire. Concernant la distribution de proximité, 20 % des exploitations ayant leur siège au sein de la CCTVL ne pratiquent pas la vente de proximité, mais le PLUi-HD énonce que de nombreux producteurs ont la volonté de la développer. Par ailleurs trois AMAP sur la CCTVL, témoignant du dynamise de citoyens souhaitant se réapproprier une consommation plus locale. En complément, on recense également de nombreux casiers de producteurs. Il y a donc à première vue une bonne offre de distributeurs locaux, ce qui est un atout à la fois pour les producteurs et pour les consommateurs.
Le Pays Loire Beauce compte 107 cantines (environ 10 000 repas par jour), dont 66 sont gérées par des communes. Sur ces 107 cantines, 45 d’entre elles sont inscrites sur la plateforme « Ma cantine » et seulement 28 ont télédéclaré en 2024. On observe une hausse non négligeable entre 2023 et 2024 dans le nombre des cantines inscrites et dans le nombre d’entre elles qui télédéclarent, témoignant d’une dynamique locale naissante dans la prise en compte des objectifs EGAlim. Il reste que ces cantines rencontrent des difficultés à respecter ces objectifs : manque de temps, de main d'œuvre, lourdeurs administratives…
Le Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) adoptée le 25 février 2025 permet également d’identifier des enjeux auxquels le PAT a la capacité de répondre. Ce document met en avant la mauvaise qualité d’une partie du réseau hydrologiques du territoire, nécessitant une limitation des rejets directs et/ou indirects des polluants dans les milieux, de la pression sur les prélèvements des eaux, un maintien essentiel de la qualité et de la quantité des eaux souterraines. Ce document confirme le stress qui pèse sur le renouvellement des générations, sur l’installation et sur la transmission des fermes dont les exploitants sont proches de la retraite. Cette préoccupation va de pair avec le fait que l’image des métiers agricoles se dégrade, notamment d’un point de vue économique, que la visibilité sur l’avenir de l’agriculture est faible, et que les conséquences liées aux évolutions climatiques se multiplient. Le questionnaire réalisé dans ce PCAET auprès de la population mets en avant les priorités suivantes : les économies d’eau, la durabilité de la production agricole et alimentaire. Le diagnostic met aussi en évidence que 38 % de la consommation des habitants du Pays Loire Beauce pourrait être, en théorie, couverte par la production locale, pourtant plus de 90 % de la production est exportée et plus de 90 % de produits consommées sont importés. De plus, en 2018, l’agriculture représentait 14 % des émissions de gaz à effet de serre du Pays Loire Beauce, juste après les transports routiers (38 %) et l’industrie (25 %). Du fait de ces constatations, le PCAET prévoit qu’il est essentiel de promouvoir les circuits courts et des marchés locaux en coordonnant la consommation et la production locale, de soutenir la création et/ou la transmission des exploitations, de réduire l’utilisation et le rejet des intrants de synthèse, de gérer et de préserver les ressources en eau, et d’adapter l’agriculture locale aux impacts du changement climatique.
Pour de nombreux acteurs locaux, il est essentiel de diversifier les productions comme en témoignent la quarantaine de projets de diversification agricole accompagnés par le Contrat Régional de Solidarité Territorial. De même, comme cela fut identifier dans le cadre du projet « agriculture et changement climatique » mené par le Pays en 2018, le développement de l’élevage et de l’agriculture de conservation peut permettre d’appréhender les enjeux environnementaux, sanitaires, sociaux et économiques.
En 2020, l’Observatoire des solidarités alimentaires, énonce que le Pays Loire Beauce présente un pourcentage moyen de risques de précarité alimentaire, certaines communes sont soumises à des risques de précarité alimentaire bas, et d’autres à des risques élevés de précarité alimentaire. Ces données prennent notamment en compte la médiane du revenu disponible par unité de consommation ; le taux de chômage famille monoparentale ; taux de jeunes non insérés professionnellement ou scolairement ; le temps d’accès vers la grande surface la plus proche ; motorisation des ménages ; la densité de GMS et de supérettes et d’épiceries ; offre de soins et de conseils en alimentation santé et nutrition (généralistes, diététiciens, centres de santé).
Chiffres clés du territoire
66 615 habitants
48 communes
62,63 habitants/km2
1 063,63km2 de communes
611,02 ha artificialisés
socio-économiques
7.8% de taux de pauvreté
7,09% de chômage
23 460€ de revenu médian
alimentaire
9 association(s) luttant contre la précarité alimentaire
0,08 associations par 10 km2
0,14 associations par 1000 habitants
de l'espace agricole
72 464,83 ha de SAU
68,13% de SAU
dont 2,05% de la SAU en bio
dont 1,70% de légumineuses
dont 1,16% de prairies permanentes
667 exploitations
24 exploitations en bio
Taux de produits phytopharmaceutiques inférieur à 0,01 ug par litre d'eau
Taux de nitrates entre 25 mg et 40 mg par litre d'eau
45 345 678,67 m3 d'eau utilisée pour l'irrigation
en hausse de 14,78% depuis 5 ans
8,86 m de haie/ha de SAU
41 enseignes de distribution
dont 11 GMS (grandes et moyennes surfaces)
534 emplois dans la transformation
+8,10% des emplois dans la transformation depuis 5 ans
34 restaurants collectifs sur le territoire inscrits sur ma cantine
dont 7 restaurants collectifs qui ont fait leur télédéclaration sur ma cantine
Labellisation niveau 2
Gouvernance
Porteurs du projet
Nom de l'instance de décision
Partenaires de l'instance de décision
Partenaires engagés dans la mise en oeuvre du PAT
Chambre d’agriculture du Loiret, Chambre d’agriculture du Loir-et-Cher, Communauté de Communes de la Beauce Loirétaine, Communauté de Communes des Terres du Val de Loire, Département du Loiret
Communes membres du groupe de travail Alimentation : Cercottes, Tavers, Cléry-St- André, Tournoisis, Le Bardon, Saint Ay, Artenay, Mareau-aux-Prés
La Bêche à Mel (Sougy), GAEC du cheval blanc (Boulay-les-Barres), Monsieur Frédéric Gond (Tavers), La maison Lejemble (Mareau-aux-Prés), Les poules vagabondes (Binas, Vanessa Noël), Monsieur Cloud Fabien (Sougy)
Api restauration
Lab'O des possibles
Citoyens, Associations, Bio Centre, Gabor 45, Gablec 41
Axes
thématiques
- Pas engagé dans cette thématique
- Engagé
- Ressource
Objectifs et actions
Les objectifs stratégiques du projet
Les principales actions du PAT par axes thématiques
Évaluation
Dispositif de suivi-évaluation
Méthode(s) d'évaluation utilisée(s)
Coopération
Actions conjointes avec d'autres dispositifs relevant de politiques publiques territoriales
L’élaboration a débuté en novembre 2022 et s’est achevée par l’adoption du PCAET, le 25 février 2025. Cet outil est le fruit d’une collaboration étroite entre les élus, les agents et les citoyens de chacune des communautés de communes et des 48 communes du territoire. Conscients que les deux EPCI possèdent des particularités différentes, les élus et rédacteurs du plan ont pris la décision d’ajuster les mesures en fonction des particularités et compétences différentes des deux EPCI. Toutefois, le PCAET permet un travail conjoint entre les EPCI et une cohérence de l’action territoriale en matière de transition écologique et énergétique.
Le PCAET est composé de 7 axes thématiques, 27 actions et 136 mesures. Ces mesures sont portées par les EPCI, les communes, le PETR ou quelques fois des partenaires. Les 27 actions sont hiérarchisées en catégories : « prioritaire », « engagée » ou « moyen terme ».
Les axes thématiques sont les suivants : « mobilité durable », « habitat durable », « agriculture et alimentation », « économie locale et circulaire », « espaces naturels », « énergies renouvelables » et « gouvernance et mobilisation ».
L’axe agriculture et alimentation a pour titre « un secteur agricole qui diminue ses impacts, anticipe les aléas à venir et participe à l’alimentation locale » et est composé de 4 actions :
1 – Encourager la production et consommation alimentaire locale citoyenne (action prioritaire)
2 – Réduire les consommations d’eau de l’agriculture et s’adapter aux changements climatiques (action prioritaire)
3 – Accompagner le secteur agricole dans ses changements de pratiques (action engagée)
4 - Encourager la production et consommation alimentaire locale publique (action moyen terme)
La mesure 45, prenant part à l’action AGRI1 est « mettre en place un Projet Alimentaire Territorial » avec pour responsable de mesure le PETR Pays Loire Beauce. Il répond à la mesure transversale n°135 du PCAET « préserver la santé et le bien-être des humains, de la biodiversité et du sol sur le territoire du Pays Loire Beauce ».
Les enjeux identifiés pour la thématique agriculture et alimentation sont les suivants : promotion des circuits courts et des marchés locaux, renforcement de la gestion des eaux pluviales, soutien à la création/transmission des exploitations, réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires et d’intrants de synthèse, limitation des rejets directs et indirects de polluants...
l’urgence climatique et environnementale et atteindre l’excellence écoresponsable". Ces orientations sont déclinées en 20 objectifs et 47 règles générales, qui, à travers leur mise en œuvre, traduisent une stratégie d’aménagement ambitieuse pour une région accueillante, rayonnante et responsable. Il vise à réduire d’ici 2030, par rapport à 2014, les émissions globales de gaz à effet de serre de 50 % et de 100 % les émissions d’origine énergétique. Il vise également une diminution de la consommation d’énergie de 15 % d’ici 2030 (par rapport à 2014), et, en parallèle, à multiplier par 7 l’ensemble de la production d’énergie renouvelable.
L’agriculture porte de nombreuses opportunités d’adaptation au regard des enjeux de santé publique (qualité de l’alimentation, réduction des pollutions…), de maintien des qualités paysagères et d’adaptation au changement climatique (valorisation des circuits de proximité, transition agroécologique…). Par conséquent, en matière d’alimentation, la politique régionale se veut ambitieuse avec plusieurs objectifs : rapprocher producteurs et consommateurs ; développement de la production biologique (le Centre-Val de Loire occupe le deuxième rang en termes de surface agricole utile mais se positionne parmi les dernières régions en matière de surfaces en Agriculture Biologique) ; faire évoluer la restauration collective en encourageant le respect des exigences EGAlim ; promouvoir la gastronomie et les terroirs ; développer des initiatives citoyennes et l’éducation à une alimentation durable, en favorisant la création d’espaces agricoles de proximité ; et accompagner le développement de systèmes alimentaires territoriaux.
La politique de la Région vise également à favoriser les projets alimentaires territoriaux, permettant ainsi l’élaboration d’un état des lieux de la production agricole et de l’alimentaire locale, du besoin alimentaire du bassin de vie, et de l’identification des atouts et contraintes socio-économiques et environnementales du territoire.
En définitive, les ambitions régionales pour l’agriculture et l’alimentation sont les suivantes :
– Valoriser les ressources naturelles et les savoir-faire dans une logique de gestion durable.
– Conforter les productions agricoles respectueuses de la nature et créatrices de valeur ajoutée et les débouchés locaux (transformation, circuits de proximité) dans un contexte d'adaptation au changement climatique.
– Développer les infrastructures de transformation agroalimentaire.
– Protéger les aires alimentaires de captage en eau potable.
– Accompagner les changements de pratiques agricoles ou de systèmes de culture aux abords des zones de captage et/ou des aires d’alimentation.
Le PLUi-HD, en cours d’élaboration, de la CCTVL prévoit quant à lui le maintien et le développement d'une agriculture intégrant les enjeux du climat et de l’eau. En effet, l’agriculture représente le second pôle d’émission de gaz à effet de serre (19 %). La CCTVL est soumise à une perte de 22 % des exploitations agricoles depuis 2010. En 2022, 101 exploitants, sur 346, ont 55 ans ou plus et sont susceptibles de partir à la retraite d’ici 10-15 ans.
Face au vieillissement de la population agricole, les enjeux de renouvellement des générations, d’installations et de transmissions agricoles sont donc très présents sur le territoire. Le maintien de l’agriculture locale encourage la pérennisation de l’économie locale. L’offre de vente de proximité est notable au sein de la CCTVL, néanmoins les producteurs du territoire ont l’envie de développer davantage ce mode de distribution.
Le PAT, du fait de sa transversalité, permet de prendre en compte l’ensemble des enjeux propres à chaque EPCI composant le Pays Loire Beauce. Cette prise en compte de ces documents d’urbanisme facilite ainsi le déploiement de projets et/ou d’actions répondant le plus précisément à ces enjeux et apportant par conséquent un accompagnement précis pour chaque collectivité. Pour faciliter l’articulation entre ces divers documents, un travail de coopération sera nécessaire. Cela permettra ainsi de prévoir des actions communes et un déploiement du projet facilité.
Le développement des PAT est un objectif prioritaire pour la Région Centre-Val de Loire (mesure 25), de ce fait elle souhaite s’appuyer sur cette dynamique territoriale pour créer les conditions d’interconnaissance nécessaire à la création de relations équilibrés entre acteurs et mise en place de solutions locales adaptés aux enjeux de chaque territoire. Dans cette logique, la mise en place d’une instance régionale de l’alimentation coprésidée avec l’Etat a permis d’assoir une vision régionale de l’alimentation et des PAT.
Enfin, les PAT permettent de répondre à la priorité 8 du SRDEII : « Comment accompagner la transition agroécologique de l’agriculture et poursuivre la dynamique lancée par la stratégie régionale de l’alimentation ? ». Il s’agit d’outil que sur lesquels la Région peut s’appuyer pour déployer localement sa politique alimentaire.
sur la préservation des ressources en eau, notamment en améliorant la protection de la ressource en eau et de la nappe de Beauce.
Le SCoT fonde le PLUi-H de la CCBL et le PLUi-HD de la CCTVL, par conséquent les objectifs du SCoT sont repris au sein de ces documents. En s’appuyant sur le cadre de référence territorial des schémas et en s’intégrant dans leurs politiques sectorielles pour coopérer avec les collectivités et organiser les circuits d’approvisionnement, le PAT Loire Beauce, le PAT adossé au SCoT permet d’inclure une logique de coopération entre les divers partenaires de ces documents.
pour allier environnement, solidarité sociale et économie. »
Par ce projet, le Pays Loire Beauce a souhaité mettre en cohérence l’ensemble de ses actions en se dotant d’une véritable stratégie de développement durable :
- Porter, faire porter et accompagner les projets de développement durable à l’échelle du Pays
- Communiquer, sensibiliser et concerter
- Accompagner la montée en compétence des acteurs du territoire, vers des pratiques durables
- Adapter les outils de productions agricoles et agro-alimentaire du territoire aux enjeux du développement durable
- S’appuyer sur les opportunités du territoire pour renforcer l’attractivité et faire de la sphère économique un acteur majeur du développement durable
- Renforcer et préserver les espaces à enjeux, et se prémunir contre les vulnérabilités
- Bâtir, planifier et aménager durablement notre territoire en s’appuyant sur l’innovation et l’expérimentation
- Développer le territoire autour de pôles de vie et protéger le niveau de services des habitants du Pays
- Lutter contre l’isolement et maintenir le lien social
- Optimiser la qualité du logement dans le Pays Loire Beauce
- Faire progresser les mobilités douces et alternatives
L’Agenda 21 était marqué par une véritable cohérence avec le programme européen Leader et le PCET, permettant un ancrage des actions de transition dans les ambitions du Pays Loire Beauce.
Ces documents ne sont désormais plus actifs ; le PCAET, adopté en février 2025, a succédé à ces documents en matière de planification d’actions de transition. Le PAT Loire Beauce découle de ce PCAET.
Dans le cadre de cette ambition « Territoire à énergie positif pour la croissance verte », le Pays Loire Beauce c’était fixé des objectifs à court, moyen et long terme :
- Objectifs à court terme : Etablir les bases de la pépinière d'actions et d'innovation, en organisant la gouvernance, les partenariats et la mise en réseau des acteurs, en lançant les travaux exploratoires pour l'émergence des actions, en amplifiant les actions engagées et mettant en œuvre de nouvelles actions identifiées.
- Objectifs à moyen terme : grâce à une dynamique de territoire bien installée, évaluer les projets structurants mis en œuvre et en déployer de nouveaux toujours plus ambitieux et efficaces.
- Objectifs à long terme : un territoire bas carbone, exemplaire et novateur ayant accompli le virage de la transition énergétique et écologique.
Plusieurs projets marquants les questions de l’alimentation ont été déployés grâce à cette initiative. La campagne de promotion du compostage individuel a permis la distribution de plus de 1 000 composteurs sur l’ensemble du territoire. Les actions de communication et de sensibilisation en faveur de la réduction et du tri des déchets a permis une diminution de 4,3 kg d’ordures ménagères par habitant et par an. Les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective ont permis de sensibiliser 175 convives et de réduire de 7 tonnes/an le gaspillage alimentaire sur les sites témoins, et par conséquent une réduction de 636 kg de denrées préparées par jour (économie en temps et économie financières pour les structures).
Le PAT Loire Beauce a la volonté de s’inspirer de ces travaux, de ces réussites et des potentiels difficultés pour perpétuer l’accentuation de la dynamique territoriale en matière d’alimentation durable. Permettant ainsi une cohérence entre les projets passés et les projets futurs, ainsi qu’une cohérence avec les projets des territoires voisins.
L’axe 1 de cette stratégie vise à connaître la biodiversité locale. Sous cet axe, plusieurs actions sont déjà déployées, ces dernières s’ancrent d’ores et déjà dans la logique du PAT Loire Beauce.
Le projet « Plant’action » permet au PETR de proposer un accompagnement matériellement et financièrement permettant de planter des arbres sur leurs parcelles. Peuvent bénéficier de cette action les collectivités, les particuliers, mais également les agriculteurs. Ce projet vise à renforcer les trames vertes et bleues, ainsi qu’à valoriser les corridors écologiques (très peu présents en Beauce).
Le PETR, en collaboration avec la Chambre d’agriculture du Loiret et Loiret Nature Environnement, a élaboré un diagnostic de la biodiversité agricole en 2010. En 2023, ces 3 acteurs ont eu la volonté d’élaborer un diagnostic comparatif afin de continuer ce travail de recensement de la biodiversité agricole. Ces deux travaux démontrent qu’il est possible d’observer une biodiversité agricole en Beauce, en Loire et en Sologne. Il découle de ces deux diagnostics une stratégie qui est en cours de réflexion avec le monde agricole. Cette stratégie peut d’ores et déjà s’ancrer dans celle du PAT, notamment pour alimenter l’axe « Environnement » de ce projet.
Coopération inter-PAT
Le PAT Loire Beauce sera construit avec les PAT de la région Centre-Val de Loire. Ils sont conviés à venir témoigner lors des ateliers, de façon à tenir compte de leur expérience en la matière. Des projets de coopération seront à imaginer avec les PAT les plus proches, notamment en matière de logistique.
Coopération interterritoriale
PAT membre des réseaux
Moyens financiers et humains
Dispositifs financiers mobilisés
Moyens humains
Contact
Charline MARCHAND
02 46 91 55 28
alimentation@paysloirebeauce.fr
Chargée de mission
Alimentation
2 Rue du General Maurice Lucas 45130 Saint-Ay