Une étude pour montrer l’impact des PAT

Pour télécharger l’étude cliquer sur l’image ci-dessus
Lors du 3ième Carrefour des PAT qui a eu lieu le 7 juillet à Tours, Sarah Martin de l’ADEME a présenté en avant première une étude inédite commanditée au BASIC sur l’impact des PAT. Cette étude vise à montrer le potentiel transformatif des PAT, quantifier ce qu’on arrive vraiment à transformer au niveau des PAT… L’étude a investigué les transformations réalisées sur 5 territoires de PAT moteurs et a extrapolé pour montrer le potentiel de l’ensemble des PAT.
Voir la présentation de Sarah Martin lors du Carrefour des PAT
Les PAT ont des impacts sociaux, sanitaires et écologiques positifs.
Les projets alimentaires territoriaux (PAT) ont pour mission de réunir les acteurs d’un territoire autour des questions d’alimentation. Ils visent à prendre en compte les aspects économiques, sociaux, sanitaires et écologiques de ce qui est produit et de ce qui est consommé sur le territoire. Ils ont été déployés au cours des 10 dernières années et on en comptait 444 en avril 2026.
🏛️ Toutefois, le soutien financier de l’État, qui avait accompagné leur développement initial, n’a cessé de reculer ces dernières années. L’efficacité des PAT est-elle en cause ? Pour le savoir, il faut des éléments tangibles. C’est pourquoi l’Ademe a confié au BASIC la mission d’évaluer quantitativement l’impact des PAT.
🔢 Nous avons donc sélectionné cinq PAT répartis sur le territoire hexagonal, choisis pour leur diversité de profils, le suivi de leurs plans d’action sur plusieurs années et la disponibilité de leurs données, permettant une évaluation chiffrée et objective de certains de leurs impacts. Il s’agit des PAT de Rennes Métropole, de la Métropole de Lyon, de la Communauté de communes du Val de Drôme en Biovallée, de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) du Pays d’Arles, et de la commune de Mouans-Sartoux.
Ils ont la particularité d’agir tout au long des chaînes de valeur, depuis l’encouragement de pratiques agricoles vertueuses en amont jusqu’à l’accessibilité d’une offre alimentaire saine, de qualité et plus durable pour les ménages. Un outil de poids : la restauration collective
👩🍳 Leur principal outil, c’est la restauration collective. Les PAT que nous avons étudiés ont investi cet outil pour offrir des débouchés aux agriculteurs et aux agricultrices du territoire qui s’engagent dans des pratiques agroécologiques, proposer des repas plus sains et durables aux enfants qui fréquentent leurs cantines scolaires et mener une politique active de réduction du gaspillage.
🗑️ Le PAT de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du PETR du Pays d’Arles a ainsi réduit de 16% les émissions annuelles de gaz à effet de serre liées aux repas dans ses cantines scolaires en réduisant le gaspillage alimentaire et en diversifiant les sources de protéines dans les assiettes. L’offre de repas plus sains dans les cantines scolaires a également un impact sensible sur la santé. La prévalence du surpoids et de l’obésité est ainsi inférieure de 24% chez les enfants inscrits dans les cantines du PAT de Mouans-Sartoux par rapport à la moyenne française.
Les PAT ont des retombées économiques d’une part, évitent des dépenses.
En achetant localement une part croissante des denrées approvisionnant leurs cantines, les PAT créent des revenus pour l’économie locale. Notre étude montre que pour un euro dépensé annuellement pour l’animation de leur PAT par chacune des collectivités étudiées, ce sont deux à cinq euros de valeur qui sont relocalisés sur le territoire.
🐖 La réduction du gaspillage dans les cantines scolaires permet par ailleurs de réaliser des économies substantielles. Elles vont de 8 à 16 euros par euro dépensé dans l’animation du PAT, selon les cas que nous avons analysés.
Si toutes les cantines de France réduisaient le gaspillage alimentaire dans des proportions similaires à celles constatées dans les cinq PAT que nous avons étudiés, les économies totales atteindraient 200 à 450 millions d’euros par an. Ces ressources pourraient être directement mobilisées au sein de ces mêmes cantines, pour soutenir les obligations légales d’EGalim de 50% de produits durables de qualité, dont 20% de bio, et en favorisant les produits locaux.
Le corps de ce texte est initialement paru dans la newsletter mensuelle du BASIC. Pour vous abonner, rendez-vous sur cette page.

Retrouver également ici deux vidéos présentant la synthèse des résultats de l’étude


