Le territoire
Caractéristiques et enjeux du territoire
- Économie alimentaire et déclin agricole
- Près de trois exploitations sur quatre ont disparu depuis 1988, la part des emplois agricoles a diminué de moitié, les filières sont fragilisées (banane, canne, maraîchage, pêche), les exploitants vieillissent (plus de 50 ans en moyenne) et les transmissions ne sont pas assurées. L’agriculture représente une faible part du PIB, mais reste essentielle pour l’emploi, la cohésion sociale et l’identité territoriale.
- Dépendance aux importations et vulnérabilité
- Environ 80 % de l’alimentation est importée, ce qui fragilise la souveraineté alimentaire et la résilience du territoire face aux crises (sanitaires, climatiques, économiques). Les circuits logistiques sont complexes, notamment pour la restauration collective (près de 40 000 repas/semaine), et les industries agroalimentaires locales sont peu nombreuses.
- Environnement et chlordécone
- La pollution des sols à la chlordécone constitue un enjeu transversal majeur (sanitaire, environnemental, agricole et économique).
- Il y a une forte vulnérabilité face au changement climatique et aux menaces biologiques (cyclones, sécheresses, sargasses, maladie du Citrus Greening, ravageurs) menaçant les productions à haute valeur ajoutée comme le café ou les agrumes et la ressource en eau. La préservation du foncier agricole, la lutte contre l’artificialisation et la gestion durable de l’eau sont des priorités.
- Justice sociale et précarité alimentaire
- Le taux de pauvreté élevé entraînent le développement de poches de précarité alimentaire (personnes isolées, foyers monoparentaux, jeunes inactifs). Le recours accru à l'aide alimentaire et inégalités marquées dans l'accès financier et géographique à des produits sains et locaux.
- Nutrition et santé publique
- La transition nutritionnelle rapide caractérisée par le recul de la cuisine traditionnelle au profit d'aliments ultra-transformés et importés (riches en sucres, graisses et sel). L'impact sanitaire critique marqué par une prévalence élevée de maladies chroniques (surpoids, obésité, diabète), rend prioritaires l'éducation alimentaire, la prévention et la promotion du « mieux manger ».
Chiffres clés du territoire
74 310 habitants
11 communes
215,40 habitants/km2
344,99km2 de communes
365,41 ha artificialisés
socio-économiques
20,38% de chômage
0€ de revenu médian
alimentaire
0 association(s) luttant contre la précarité alimentaire
0 associations par 10 km2
0 associations par 1000 habitants
de l'espace agricole
3 731,60 ha de SAU
10,82% de SAU
dont 6,09% de la SAU en bio
dont 0% de légumineuses
dont 8,00% de prairies permanentes
0 exploitations
51 exploitations en bio
Taux de produits phytopharmaceutiques inférieur à 0,01 ug par litre d'eau
Taux de nitrates inférieur à 10 mg par litre d'eau
4 597 656,00 m3 d'eau utilisée pour l'irrigation
en hausse de 22,77% depuis 5 ans
0 m de haie/ha de SAU
342 enseignes de distribution
dont 14 GMS (grandes et moyennes surfaces)
529 emplois dans la transformation
+6,87% des emplois dans la transformation depuis 5 ans
118 restaurants collectifs sur le territoire inscrits sur ma cantine
dont 105 restaurants collectifs qui ont fait leur télédéclaration sur ma cantine
Labellisation niveau 2
Gouvernance
Porteurs du projet
Nom de l'instance de décision
Partenaires de l'instance de décision
Partenaires engagés dans la mise en oeuvre du PAT
Les 11 communes membres
ADEME
DEAL
DAAF
Laboratoire Phytobokaz - Henry JOSEPH
IUT de Saint-Claude (Université des Antilles)
Le Pensionnat Saint-Paul de Bouillon
INRAE
CIRAD
ADARSUB
GIE des Producteurs de Pélagiques
APIGUA
Restaurant Ô Z'Épices - Jimmy Bibrac
Promotion Santé Guadeloupe (ex IREPS)
Axes
thématiques
- Pas engagé dans cette thématique
- Engagé
- Ressource
Objectifs et actions
Les objectifs stratégiques du projet
- Garantir un foncier agricole viable, durable et performant, respectueux de l’environnement et créateur d’emplois (recensement des terres en friche, intégration du foncier dans les PLU/SCOT, baux ruraux environnementaux, cellule d’appui à l’installation).
- Développer une agriculture plus durable sur le Sud Basse‑Terre pour répondre aux besoins de la population, procurer un revenu décent aux agriculteurs et protéger les écosystèmes (séminaire agroécologie, accompagnement des exploitations en transition, incubateur agricole, Espaces Test Agricoles).
- Promouvoir les productions patrimoniales de qualité et les savoir‑faire locaux (supports pédagogiques, ateliers scolaires, événements terroir, circuits touristiques gourmands).
- Développer l’agrotransformation et structurer des chaînes de valeur territorialisées (partenariats avec les cantines, plateforme logistique et d’agrotransformation, filières café, cacao, miel, coco, manioc, etc.).
- Réduire le gaspillage alimentaire et structurer des filières de valorisation des biodéchets (campagnes de sensibilisation, formation des restaurateurs, compostage, composteurs collectifs, réseaux solidaires, frigos solidaires, cuisines partagées).
- Rétablir le lien entre le champ et l’assiette (approvisionnement local dans les écoles et établissements de santé, parrainage intergénérationnel, jardins partagés, semaines agricoles scolaires).
- Mieux manger pour une meilleure santé (menus scolaires valorisant le terroir, partenariats santé‑producteurs, prescription de paniers de fruits et légumes locaux, ateliers cuisine‑nutrition itinérants dans les quartiers prioritaires).
- OS4 – Mettre en place une gouvernance adaptée, communiquer et évaluer
- Poursuivre et animer les instances de pilotage (COPIL, COTECH).
- Créer et installer le Conseil de l’Alimentation Territorial (CAT).
- Déployer l’Observatoire Territorial de l’Alimentation Durable, mettre en place un dispositif de suivi‑évaluation annuel, intégrer les indicateurs SNANC.
- Structurer la communication territoriale (site « Dékatman Alim », newsletter PAT, valorisation des actions).
Les principales actions du PAT par axes thématiques
Évaluation
Dispositif de suivi-évaluation
Méthode(s) d'évaluation utilisée(s)
Le PAT s'inscrit dans une logique d'amélioration continue et d'évaluation progressive, menée en interne avec l'appui des partenaires et des communes membres. Ce dispositif robuste documente la mise en œuvre des actions en vue d'obtenir la reconnaissance de niveau 2 d'ici trois ans (2029). Pilotage par l'Observatoire Territorial de l'Alimentation Durable. Missions : Assure la collecte, le traitement et l'analyse régulière des données à l'échelle du territoire. Outils : Produit des rapports annuels et centralise les indicateurs dans un tableau de bord de suivi opérationnel (état d'avancement, budgets, calendriers, maîtres d’ouvrage, partenaires). Niveaux d'indicateurs et méthodologie. La méthode d'évaluation combine analyses qualitatives, quantitatives et retours d'expérience. Elle s'inspire des travaux de l'ADEME et des méthodologies de référence (Syalinnov, auto-évaluation environnementale, ORSAT/Les Greniers d’Abondance, Approche orientée changement, Urbal), tout en restant adaptée au contexte local à travers trois niveaux d'analyse :Réalisation (opérationnel) : Nombre d’actions, bénéficiaires touchés, hectares engagés, structures mobilisées. Résultats (évolution) : Mutation des pratiques de consommation, des dynamiques de production et des filières. Impacts (territoriaux) : Effets globaux du PAT mesurés selon une grille d'observation de 0 à 3 sur 7 grands piliers (stratégie/résilience/gouvernance, pratiques agroécologiques, économie circulaire, lutte contre le gaspillage, maîtrise de l'énergie, aménagement/mobilité, consommation). Alignement réglementaire et échéances (Objectif 2029). Conformité SNANC : Intégration rigoureuse des indicateurs obligatoires de la Stratégie Nationale Alimentation, Nutrition et Climat et de l'annexe B du référentiel national. Le projet suit au moins un indicateur par thématique clé (justice sociale, nutrition-santé, environnement, économie alimentaire, restauration collective, éducation alimentaire, foncier). Rigueur des mesures : Chaque indicateur sélectionné est assorti d'une valeur de référence initiale (T0), d'une fréquence de suivi annuelle et d'un objectif quantitatif à atteindre à horizon 3 ans. Évaluation à mi-parcours et bilan triennal : Un bilan consolidé (2026-2029) servira de base officielle pour valider les progrès accomplis, ajuster les orientations en temps réel et déposer la demande de labellisation de niveau 2.
Coopération
Actions conjointes avec d'autres dispositifs relevant de politiques publiques territoriales
Articulation avec le PAT : Le SAR sanctuarise les Zones Agricoles Protégées (ZAP) à l'échelle de l'archipel. Le PAT s'appuie sur ces orientations pour installer de nouveaux agriculteurs sur la CAGSC et freiner le gaspillage foncier, garantissant ainsi la pérennité des terres nourricières nécessaires à l'approvisionnement local.
Intégration du PAT comme pilier de la transition écologique locale, facilitant le cofinancement par l'État d'infrastructures logistiques et d'outils de stockage pour les producteurs du Sud Basse-Terre.
Les projets du PAT, tels que la création d'ateliers collectifs de transformation agroalimentaire ou de plateformes logistiques de distribution, répondent directement aux orientations régionales du SRDEII. Ils permettent aux petites exploitations d'accéder aux dispositifs d'aide à l'investissement et à la modernisation portés par la Région.
Articulation avec le PAT : Le SCoT fixe l’organisation spatiale commerciale et logistique intercommunale. Il aide le PAT à planifier physiquement les infrastructures de la chaîne alimentaire de l'agglomération (plates-formes de stockage, légumeries, marchés d'intérêt communautaire...)
Articulation avec le PAT : L’Agenda 21 promeut la démocratie participative et la cohésion sociale. Le PAT reprend cette philosophie en intégrant les citoyens, les associations et les acteurs économiques locaux dans la gouvernance alimentaire du Sud Basse-Terre.
Articulation avec le PAT : Le PRSE Guadeloupe intègre des volets cruciaux sur la qualité de l’eau, l'usage des pesticides et la réduction de l'exposition au chlordécone. Le PAT s'y articule en encourageant la transition agroécologique des exploitations du Sud Basse-Terre afin de garantir des productions locales saines.
Articulation avec le PAT : C'est l'articulation la plus directe ("Nutrition-Santé"). Le CLS agit sur la prévention de l'obésité et du diabète, des enjeux majeurs en Guadeloupe. Le PAT y répond opérationnellement en introduisant des produits locaux, frais, sains et durables dans la restauration scolaire des communes de la CAGSC.
Articulation avec le PAT : C’est le levier financier indispensable. Le PDRR/LEADER finance directement les actions du PAT de la CAGSC, notamment les investissements de modernisation des petites exploitations agricoles, l'aide à la transformation agroalimentaire locale et le développement des circuits courts.
Articulation avec le PAT : Le PRAD fixe les grandes orientations de la politique agricole (diversification des cultures, structuration des filières de l'élevage et du maraîchage). Le PAT est la déclinaison opérationnelle de ces objectifs sur le territoire de la CAGSC, en connectant directement les producteurs locaux diversifiés aux consommateurs (cantines, marchés).
Coopération inter-PAT
Membre actif du Réseau régional des PAT de Guadeloupe, il participe également aux réseaux de collectivités pour partager les expériences, les outils et les méthodes.
Enfin, il collabore avec divers territoires de projets, tels que les Parcs Naturels Régionaux (PNR), Pôles d'Équilibre Territorial et Rural (PETR), Groupements d'Action Locale (GAL) et Territoires d’Industrie.
Coopération interterritoriale
PAT membre des réseaux
Moyens financiers et humains
Dispositifs financiers mobilisés
Moyens humains
Contact
Willem LOUISERRE
0690 70 22 58
w.louiserre@grandsudcaraibe.fr
Développement Economique
Chargé de mission Développement Economique
Rue Bébian - Place du Père Magloire 97100 BASSE-TERRE
Jean-Claude GLANDOR
0690 35 06 06
j.glandor@grandsudcaraibe.fr
Développement Economique
Directeur - Direction Développement Economique
Rue Bébian - Place du Père Magloire 97100 BASSE-TERRE