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La stratégie nationale Alimentation Nutrition Climat (SNANC) vient d’être publiée ce 11 février après une longue période de maturation. En effet elle est issue des propositions de la Convention citoyenne pour le climat et trouve son fondement dans la loi Climat et Résilience de 2021, qui, par elle, associe désormais alimentation, nutrition et climat. Voir l’article et la Stratégie sur le site du Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire et voir le communiqué de presse.

La SNANC donne des objectifs transversaux pour que les politiques nationales et locales convergent au bénéfice d’une alimentation propice à la bonne santé des Françaises et des Français. Elle fait la part belle aux PAT mais qu’en est-il concrètement ?

Cette stratégie est déjà connue des porteurs de PAT à travers les appels à projets du Programme national de l’alimentation qui l’annonçaient « Vers la SNANC » et par les critères de labellisation de niveau 2 qui préfiguraient sa transversalité.

Au cœur de la stratégie, un objectif (axe 1, objectif 3) : Renforcer et accompagner les Projets alimentaires territoriaux dans une logique d’accompagnement des transitions locales et de souveraineté alimentaire, en articulation avec les déclinaisons régionales des programmes liés à l’alimentation et la nutrition, directement traduit par un chiffre ambitieux : « 80 % du territoire couvert par des PAT reconnus de niveau 2, avec des critères renforcés sur les différentes dimensions de l’alimentation durable et favorable à la santé ».

Le texte affiche également des moyens : « Poursuivre le soutien financier pour les PAT passant en phase opérationnelle, notamment ceux ayant mis en place des actions de structuration de filières territorialisée issues de production durables, dont l’agriculture biologique » (action 9 de l’objectif 3)

Une orientation « transition » nouvelle : « Faire des PAT des leviers de transition des territoires, en renforçant de manière systémique leurs critères de reconnaissance » (action 7 de l’objectif 3).

Dans la SNANC, les PAT ne sont pas les seuls vecteurs de territorialisation : elle rappelle les objectifs EGALIM pour la restauration collective, « poursuivre l’accompagnement de la restauration collective vers l’atteinte des objectifs existants de 50 % de produits durables et de qualité dont 20 % de bio ».

Cette stratégie décline dans ces domaines la démarche de planification écologique voulue par le Gouvernement. Transversale, elle implique quatre ministères :

  • le Ministère de l’Agriculture, agroalimentaire et souveraineté alimentaire,
  • Le Ministère de la Santé, la Familles, l’Autonomie des personnes handicapées,
  • Le Ministère du Travail et des Solidarités,
  • Le Ministère de la Transition écologique, aménagement du territoire, transports, ville et logement.

Les DRAAF restent les correspondantes des PAT pour la mise en œuvre opérationnelle de la SNANC.